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N° 06mars 2025Pratique

Huit facteurs qui décident de la réussite d’une mise en œuvre de CTC

Les principes de Communities That Care sont clairs ; c’est la qualité de leur mise en œuvre par la communauté qui décide s’ils changent quelque chose. Huit facteurs issus de la recherche sur la mise en œuvre, les données probantes qui les étayent et une autoévaluation en quinze points pour les coalitions.

Auteur
Maximilian von Heyden
Publié
· 20 min de lecture
Série
Magazine CTC
10Sommaire
  1. 01Le plus difficile, c’est le comment
  2. 02Ce que montre la recherche sur la mise en œuvre
  3. 03Les huit facteurs en un coup d’œil
  4. 04Des ressources suffisantes pour la coordination
  5. 05Une large participation au processus local
  6. 06Une communication efficace au sein de la coalition
  7. 07Par où commencer
  8. 08Une autoévaluation pour les coalitions
  9. 09Perspectives
  10. 10Références

Le plus difficile, c’est le comment

Communities That Care promet à une communauté une méthode éprouvée pour prévenir la consommation de substances, la violence et d’autres comportements problématiques chez ses jeunes. Comme pour la plupart des approches fondées sur la science, la vraie difficulté ne réside pas dans le quoi mais dans le comment. Les principes de CTC sont clairement définis. C’est la qualité de la mise en œuvre qui décide s’ils changent quelque chose.

Ce n’est pas une platitude ; c’est l’un des constats les mieux documentés de la littérature sur CTC. Dans l’essai randomisé qui a établi les données probantes sur CTC, les douze communautés d’intervention ont reçu un ensemble de moyens : formation, assistance technique, un coordinateur financé et des fonds pour les programmes. Elles ont installé le système avec une grande fidélité (Quinby et al., 2008), ont déployé treize programmes évalués en respectant étroitement les composantes essentielles et le dosage requis (Fagan et al., 2008), et, au bout de quatre ans, menaient davantage de programmes évalués et atteignaient davantage d’enfants et de familles que les communautés témoins (Fagan et al., 2011). Vingt mois après la fin du financement de l’étude, onze des douze coalitions travaillaient encore (Gloppen et al., 2012). La qualité du fonctionnement d’une coalition prédisait si sa communauté adoptait ou non une prévention fondée sur la science (Shapiro et al., 2015).

Les données européennes les plus récentes racontent la même histoire, vue de l’autre côté. CTC-EFF, une étude dirigée par la Hannover Medical School, a examiné si CTC modifie le système de prévention d’une communauté en quelques années. Sa fenêtre d’observation est tombée entièrement pendant la pandémie, et, contrairement à l’essai américain, elle n’a pas financé de coordinateur dans les communautés participantes. Dans ces conditions, la mise en œuvre a peu progressé et un effet sur le système n’a pas encore pu être démontré (Röding et al., 2026). Les auteurs se gardent explicitement de lire ce résultat comme une preuve contre CTC ; ils y voient la preuve de tout ce qui dépend des conditions de mise en œuvre. Une méta-analyse des mêmes sites étaye cette lecture : sur douze paires de communautés appariées, elle a trouvé un effet global positif sur l’adoption d’une prévention fondée sur des données probantes (g = 0,57), accompagné d’une grande variation entre les sites, dont la qualité de la mise en œuvre expliquait à elle seule 40,5 % (von Holt et al., 2025 ; pour l’instant un résumé de congrès). Cela ne contredit pas le résultat nul de l’étude principale, plus large ; cela l’explique. Là où la mise en œuvre était bonne, quelque chose a bougé. En moyenne sur l’ensemble des communautés, non.

Cet article présente les huit facteurs qui, en l’état des données probantes, décident si une mise en œuvre de CTC réussit ou s’enlise, et se termine par une autoévaluation qu’une coalition peut parcourir seule.

Ce que montre la recherche sur la mise en œuvre

Deux corpus de recherche nourrissent les facteurs ci-dessous. Le premier est la littérature américaine sur la mise en œuvre, avant tout les études qui ont accompagné la Community Youth Development Study et, plus tôt, le déploiement de CTC à l’échelle de l’État de Pennsylvanie. Le second est CTC-EFF, qui a examiné 38 communautés CTC allemandes, aux côtés de communautés de comparaison, entre 2021 et 2023, et a produit les premières données européennes substantielles sur la qualité de la mise en œuvre (Röding et al., 2023).

Des travaux américains, quatre constats ressortent. Les coalitions qui partaient avec un degré de préparation plus élevé et fonctionnaient bien en interne étaient perçues comme plus efficaces (Feinberg et al., 2004). Le volume d’assistance technique reçu par un conseil était lié à la qualité de son fonctionnement dans le temps (Feinberg et al., 2008b). En Pennsylvanie, 90 % des coalitions ont poursuivi leur travail après leur période de financement initiale de trois ans, et environ deux tiers fonctionnaient encore quatre ans après la fin de cette subvention, beaucoup ayant obtenu un financement égal ou supérieur au niveau initial (Feinberg et al., 2008a). Et dans l’essai lui-même, ce sont la capacité et le fonctionnement de la coalition, non sa simple existence, qui prédisaient l’adoption par la communauté d’une prévention fondée sur la science (Shapiro et al., 2015).

De CTC-EFF, deux dimensions de la capacité montrent une association marquée avec les résultats. Les communautés dotées d’une forte coopération intersectorielle en prévention avaient une cote statistique 26 fois plus élevée de mettre en œuvre une prévention fondée sur la science ; les communautés dotées d’un fort pouvoir communautaire, entendu comme la capacité d’élaborer des plans adaptés aux besoins locaux, avaient une cote 19 fois plus élevée (Birgel et al., 2025). Les deux estimations reposent sur 38 communautés et sont imprécises en proportion ; les intervalles de confiance ont été corrigés en 2025 et sont plus larges qu’initialement rapportés. Ce sont des associations dans des données transversales, non des effets causaux démontrés. La même réserve s’applique à un constat voisin : dans les communautés à forte capacité communautaire de prévention, la cote statistique de consommation d’alcool chez les adolescents était environ 3,5 fois plus faible (Birgel et al., 2023).

Sur l’ensemble des sites allemands, cinq facteurs pesaient le plus sur la qualité de la mise en œuvre :

  • moins d’obstacles à la coopération entre les institutions locales,
  • un soutien plus fort des porteurs locaux, ces personnes clés qui prêtent leur autorité au processus,
  • un degré de préparation de la communauté plus élevé,
  • un bon soutien externe par la formation et l’assistance technique,
  • un temps de travail suffisant pour le coordinateur CTC.

Les huit facteurs en un coup d’œil

À partir de ces recherches et de l’expérience pratique du travail CTC, huit facteurs de réussite peuvent être identifiés. La liste et l’autoévaluation ci-dessous suivent les recommandations de mise en œuvre que le groupe de recherche de Hanovre a tirées de CTC-EFF (Walter et al., 2025).

Facteur de réussiteCe que cela signifiePourquoi c’est important
1. Des ressources suffisantes pour la coordinationAu moins un demi-équivalent temps plein pour les tâches de coordinationLa condition préalable d’une mise en réseau efficace et du pilotage du processus
2. Une communication efficace au sein de la coalitionDes échanges réguliers et structurés entre tous les participantsPrévient les conflits et maintient la circulation de l’information et de la motivation
3. Une intégration systématique des nouveaux membresDes processus clairs pour accueillir et impliquer les nouveaux participantsAssure la continuité et le transfert des connaissances lorsque les personnes changent
4. Un soutien externe adapté aux besoinsDes formations et des conseils ciblés sur des difficultés précisesL’expertise extérieure aide à éviter les erreurs typiques
5. Une attitude positive et la motivation des participantsRendre visible le bénéfice de CTC pour chaque personne et pour la communautéEntretient l’engagement à long terme dans le processus
6. Des connaissances solides en prévention propres à CTCUne maîtrise approfondie des fondements théoriquesÉlève la qualité de la stratégie de prévention
7. Une communication publique efficaceUne communication stratégique avec la communauté au sens largeSuscite la prise de conscience, l’acceptation et le soutien politique
8. Une large participation au processus localL’implication diversifiée de différents groupesApporte de multiples perspectives et ancre l’approche plus largement

Des ressources suffisantes pour la coordination

CTC-EFF est sans ambiguïté sur ce point : un poste de coordination doté d’un temps de travail suffisant est décisif. Les données montrent que la capacité et la compétence du coordinateur ont une incidence positive directe sur la prévention des conflits au sein de la coalition et sur la qualité de la mise en œuvre. Cela reflète l’expérience américaine, où l’essai a financé un coordinateur dans chaque communauté d’intervention et où le rôle du coordinateur dans l’organisation du travail de la coalition est décrit en détail dans les études de mise en œuvre (Fagan et al., 2009a ; Arthur et al., 2010).

L’un des problèmes les plus fréquents dans la pratique est le sous-effectif. Beaucoup de communautés tentent de mener le processus avec moins d’un demi-poste, et cela s’est révélé contre-productif. Le coordinateur est l’interface centrale entre les participants, il organise l’ensemble du processus et tient les fils de la communication. Tout cela demande du temps et une attention continue.

Plusieurs modèles de financement se sont révélés praticables pour le poste de coordination, selon le cadre légal de votre pays :

  • un cofinancement par les assureurs maladie ou des fonds de santé publique là où la législation sur la prévention le permet,
  • l’ancrage du poste dans une structure existante comme le service de santé publique ou le service de la jeunesse,
  • pour les petites communes, un soutien de l’autorité départementale ou régionale,
  • la combinaison de sources : budget communal, subventions de projets et financements de fondations.

Partout où la coordination disposait de ressources suffisantes, la qualité de la mise en œuvre et les résultats de prévention étaient nettement meilleurs. L’expérience de Pennsylvanie ajoute une perspective plus longue : les coalitions qui ont survécu à leur subvention initiale y sont parvenues en grande partie parce qu’elles ont trouvé un financement ultérieur égal ou supérieur au niveau d’origine (Feinberg et al., 2008a).

Une large participation au processus local

Près de la moitié des coalitions interrogées dans CTC-EFF jugeaient insuffisante l’implication des différents groupes. La participation était la plus faible chez les parents, les organismes de loisirs et de sport, les médias locaux et les bénévoles, et c’est précisément de cette diversité que dépend le succès à long terme.

Un schéma typique illustre le propos. Dans plusieurs communautés, les coordinateurs voulaient commencer avec un petit cercle et n’élargir la coalition qu’après l’enquête auprès des jeunes. Cette stratégie s’est révélée être un frein, parce que bien réaliser l’enquête exigeait déjà un réseau plus large. L’hypothèse de départ, selon laquelle d’autres partenaires ne pourraient être ralliés qu’une fois les résultats de l’enquête disponibles, s’est retournée en son contraire : sans large participation, il était d’emblée plus difficile de mener l’enquête de façon complète. La littérature américaine sur la mise en œuvre rapporte la même leçon dans l’autre sens, avec un article entier consacré aux stratégies pour rallier les écoles et les garder comme partenaires lorsque la première approche n’aboutit pas (Fagan et al., 2009b).

Un diversifié apporte des avantages décisifs :

  • différentes perspectives professionnelles sur la prévention,
  • un accès à différents groupes cibles et cadres,
  • un éventail plus large de ressources et de compétences,
  • une plus grande légitimité dans la communauté,
  • un ancrage plus profond de l’approche préventive.

Un moyen efficace de rallier des participants de différents domaines est de commencer par des entretiens personnels avec les personnes clés de chacun d’eux, des entretiens qui présentent l’approche CTC et, surtout, dégagent le bénéfice potentiel pour l’institution de cette personne. C’est ainsi que se construit une coalition qui, dès le départ, réunit les écoles, l’animation jeunesse, la santé, la police, l’urbanisme et les représentants des parents.

Une communication efficace au sein de la coalition

La qualité de la communication au sein de l’équipe s’est révélée être un facteur de réussite déterminant. Environ la moitié des communautés allemandes jugeaient leur communication actuelle insuffisante, avec des conséquences négatives sur l’esprit d’équipe, la fréquence des conflits et, en fin de compte, la qualité de la mise en œuvre.

Une communication réussie dans les communautés CTC présente ces caractéristiques :

  • un rythme de réunions fixe, sur lequel chacun peut s’organiser,
  • des rôles et des responsabilités clairs au sein de l’équipe,
  • une documentation transparente des décisions et des prochaines étapes,
  • un mélange de canaux : en présentiel, en ligne et hybride,
  • une culture respectueuse qui prend au sérieux les différents points de vue.

Un modèle hybride fonctionne particulièrement bien : des réunions mensuelles en présentiel pour le travail stratégique, complétées par de courts formats en ligne pour les points d’actualité et la coordination entre-temps. Un espace de travail numérique partagé, contenant tous les documents, comptes rendus et matériels pertinents, favorise la transparence et aide grandement les nouveaux membres à trouver leurs marques.

Par où commencer

Huit facteurs soulèvent la question évidente de savoir par où commencer. La recherche offre une orientation claire. Le tableau ci-dessous suggère quels facteurs méritent la priorité à chaque étape d’une mise en œuvre de CTC.

ÉtapeFacteurs prioritairesJustification
Avant le démarrage, planification1. Des ressources suffisantes pour la coordination
4. Le soutien externe
Ces deux facteurs sont le socle de tout le reste. Sans capacité de coordination suffisante, le succès est improbable.
Phase 1 : le démarrage8. Une large participation
7. La communication publique
Cette phase consiste à rallier les personnes dont le processus a besoin et à faire prendre conscience de la nécessité de la prévention.
Phase 2 : l’organisation2. La communication au sein de la coalition
3. L’intégration des nouveaux membres
L’accent est mis sur la construction de structures de travail. Une bonne communication dans l’équipe est la clé.
Phase 3 : le profil communautaire6. Les connaissances en prévention propres à CTCAnalyser et interpréter les données de l’enquête exige une compréhension approfondie des fondements théoriques.
Phases 4 et 5 : plan d’action et mise en œuvre5. L’attitude et la motivationDans les phases ultérieures, entretenir la motivation compte de plus en plus, surtout une fois que les premiers obstacles apparaissent.

Une remarque sur cet ordre. C’est une orientation, pas une règle. Les circonstances locales peuvent justifier d’autres accents. Ce que les huit facteurs ont en commun, c’est qu’ils ne doivent pas être considérés isolément : ils s’influencent mutuellement et produisent leur plus grand effet ensemble.

Une autoévaluation pour les coalitions

Les critères suivants sont destinés à aider une coalition à situer systématiquement sa propre mise en œuvre. Ils sont conçus pour être parcourus sans aide extérieure : passez en revue les quinze critères dans l’ordre et notez, pour chacun, le niveau qui se rapproche le plus de la situation de votre communauté. L’évaluation est la vôtre, idéalement faite ensemble au sein de la coalition.

Ressources et ancrage structurel

  1. Le temps de travail disponible pour la coordination CTC :
    • moins d’un quart de poste
    • d’un quart à moins d’un demi-poste
    • d’un demi-poste à moins de trois quarts
    • de trois quarts à moins d’un poste complet
    • un poste complet ou plus
  2. Le financement du poste de coordination est assuré pour :
    • moins d’un an
    • un à deux ans
    • trois ans
    • quatre à cinq ans
    • plus de cinq ans
  3. Le coordinateur dispose d’un budget propre pour le travail CTC :
    • non
    • oui, mais limité
    • oui, suffisant

Participation et composition de la coalition

  1. Nombre de domaines différents représentés dans notre coalition :
    • un ou deux domaines
    • trois ou quatre
    • cinq
    • six ou sept
    • huit ou plus
  2. Les parents et/ou les jeunes sont impliqués dans le processus CTC :
    • pas du tout
    • occasionnellement
    • régulièrement, à titre consultatif
    • en contribuant activement
    • comme membres permanents de la coalition
  3. Les décideurs locaux soutiennent le processus CTC : notez de 1 (pas du tout) à 5 (très fortement).

Communication et coopération

  1. La coalition se réunit :
    • irrégulièrement, selon les besoins
    • chaque trimestre
    • chaque mois
    • toutes les deux à trois semaines
    • chaque semaine
  2. Entre les réunions, il existe un échange d’informations structuré : notez de 1 (à peine) à 5 (très bon).
  3. Les décisions, les comptes rendus et les matériels sont accessibles à tous les membres :
    • non, seulement à quelques-uns
    • partiellement ou de façon incomplète
    • oui, entièrement

Expertise et soutien

  1. L’équipe recourt aux formations et aux conseils d’un organisme externe de soutien à CTC :
    • jamais
    • rarement
    • occasionnellement
    • souvent
    • régulièrement et systématiquement
  2. Les membres ont une bonne compréhension du concept de et de facteurs de protection : notez de 1 (à peine) à 5 (très bonne).
  3. L’équipe sait expliquer et appliquer le de Catalano et Hawkins : notez de 1 (à peine) à 5 (très bien).

Communication publique et ancrage local

  1. Il existe une stratégie de communication sur le travail CTC dans la communauté :
    • non
    • en cours d’élaboration
    • oui, complète
  2. Le travail de prévention apparaît dans les médias locaux :
    • jamais
    • rarement (une ou deux fois par an)
    • occasionnellement (trois ou quatre fois par an)
    • régulièrement (tous les mois ou tous les deux mois)
    • souvent (chaque mois ou plus)
  3. Les décideurs locaux connaissent et soutiennent le processus CTC : notez de 1 (à peine) à 5 (très fortement).

Lire le résultat. Il n’y a pas de score automatique. Pour chaque critère, notez le niveau qui décrit le mieux votre situation, puis observez comment les réponses se répartissent entre les cinq domaines. Où les niveaux bas se concentrent-ils ? Ces concentrations en disent plus que n’importe quel total. Les critères aux niveaux les plus bas marquent le point de départ des prochaines étapes, et le tableau ci-dessus associe chaque facteur à la phase où il compte le plus. Il vaut la peine de faire réaliser l’évaluation indépendamment par plusieurs participants : les écarts entre leurs réponses montrent souvent plus précisément où les perceptions divergent au sein de l’équipe. Après six à douze mois, répétez l’exercice et comparez les résultats avec ceux du premier tour.

L’autoévaluation est un point de départ pour examiner de plus près chacun des facteurs, pas un verdict. Là où elle révèle des faiblesses, des améliorations ciblées peuvent être apportées et évaluées au tour suivant. Les critères et les huit facteurs reposent sur les recommandations de mise en œuvre que la Hannover Medical School a tirées de CTC-EFF (Walter et al., 2025).

Perspectives

Une mise en œuvre réussie de Communities That Care ne se fait pas toute seule. Elle exige une attention systématique aux huit facteurs présentés ici, et la bonne nouvelle est que chacun d’eux est quelque chose sur quoi une communauté peut agir.

Sur les effets, la retenue s’impose. CTC-EFF n’a trouvé aucun effet significatif au niveau du système pendant sa période d’observation, et des effets comportementaux restent à démontrer dans un contexte européen (Röding et al., 2026). La collecte des données a coïncidé avec la pandémie de COVID-19 et les progrès de la mise en œuvre dans les communautés CTC ont été minces en conséquence ; les auteurs recommandent donc une période d’observation plus longue avant que la question des effets sur le système puisse être tranchée. L’essai américain, avec ses coordinateurs financés et ses cinq années de soutien, reste la référence de ce qu’une mise en œuvre bien dotée peut accomplir, et l’étude allemande est à ce jour la démonstration la plus claire de ce qui se passe lorsque ces ressources manquent.

Pour les communautés qui introduisent ou développent CTC, il vaut la peine d’étudier les exemples existants et d’échanger régulièrement avec d’autres sites CTC. Les organisations qui assurent la formation et le soutien à CTC en Europe existent pour cela. Avec une approche stratégique et une attention constante à ces facteurs, CTC peut devenir un instrument puissant au service de la santé psychosociale des enfants et des jeunes de votre communauté.

Références

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Birgel, V., Röding, D., Reder, M., Soellner, R., & Walter, U. (2023). Contextual effects of community capacity as a predictor for adolescent alcohol, tobacco, and illicit drug use: A multi-level analysis. SSM – Population Health, 24, 101521. https://doi.org/10.1016/j.ssmph.2023.101521

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Fagan, A. A., Hanson, K., Hawkins, J. D., & Arthur, M. W. (2009a). Translational research in action: Implementation of the Communities That Care prevention system in 12 communities. Journal of Community Psychology, 37(7), 809–829. https://doi.org/10.1002/jcop.20332

Fagan, A. A., Brooke-Weiss, B., Cady, R., & Hawkins, J. D. (2009b). If at first you don’t succeed … keep trying: Strategies to enhance coalition/school partnerships to implement school-based prevention programming. Australian & New Zealand Journal of Criminology, 42(3), 387–405. https://doi.org/10.1375/acri.42.3.387

Fagan, A. A., Arthur, M. W., Hanson, K., Briney, J. S., & Hawkins, J. D. (2011). Effects of Communities That Care on the adoption and implementation fidelity of evidence-based prevention programs in communities: Results from a randomized controlled trial. Prevention Science, 12(3), 223–234. https://doi.org/10.1007/s11121-011-0226-5

Feinberg, M. E., Greenberg, M. T., & Osgood, D. W. (2004). Readiness, functioning, and perceived effectiveness in community prevention coalitions: A study of Communities That Care. American Journal of Community Psychology, 33(3–4), 163–176. https://doi.org/10.1023/b:ajcp.0000027003.75394.2b

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Feinberg, M. E., Ridenour, T. A., & Greenberg, M. T. (2008b). The longitudinal effect of technical assistance dosage on the functioning of Communities That Care prevention boards in Pennsylvania. The Journal of Primary Prevention, 29(2), 145–165. https://doi.org/10.1007/s10935-008-0130-3

Gloppen, K. M., Arthur, M. W., Hawkins, J. D., & Shapiro, V. B. (2012). Sustainability of the Communities That Care prevention system by coalitions participating in the Community Youth Development Study. Journal of Adolescent Health, 51(3), 259–264. https://doi.org/10.1016/j.jadohealth.2011.12.018

Quinby, R. K., Hanson, K., Brooke-Weiss, B., Arthur, M. W., Hawkins, J. D., & Fagan, A. A. (2008). Installing the Communities That Care prevention system: Implementation progress and fidelity in a randomized controlled trial. Journal of Community Psychology, 36(3), 313–332. https://doi.org/10.1002/jcop.20194

Röding, D., Reder, M., Soellner, R., Birgel, V., Stolz, M., Groeger-Roth, F., & Walter, U. (2023). Evaluation des wissenschaftsbasierten kommunalen Präventionssystems Communities That Care: Studiendesign und Baseline-Äquivalenz intermediärer Outcomes [Évaluation du système de prévention communautaire fondé sur la science Communities That Care : protocole d’étude et équivalence initiale des résultats intermédiaires]. Prävention und Gesundheitsförderung, 18(3), 316–326. https://doi.org/10.1007/s11553-022-00972-y

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Walter, U., Röding, D., Ünlü, S., Decker, L., & von Holt, I. (2025). Handlungsempfehlungen für die Implementation von Communities That Care [Recommandations pour la mise en œuvre de Communities That Care]. Hannover Medical School. https://wegweiser-gruene-liste.de/fileadmin/user_upload/wwgl/PDFs/CTC-Handlungsempfehlungen.pdf

Fin
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