Famille
Antécédents de comportement problématique, dynamique familiale, pratiques parentales : le cercle le plus proche autour d’un jeune.
L’enquête CTC auprès des jeunes transforme en données ce qu’une communauté pressent au sujet de ses jeunes. Elle est anonyme, testée sur le plan psychométrique dans plusieurs des pays qui l’utilisent, et constitue la base d’une prévention qui atteint chaque enfant, quel que soit son âge.

Aucun élève ne peut être identifié. Les résultats n’existent que pour un niveau scolaire ou un secteur, jamais pour une personne ou une classe.
Testée scientifiquement (Reder et al. 2024 pour la version allemande) et revalidée partout où elle est adaptée.
Le questionnaire est un instrument scientifique et n’est pas publié : des items rendus publics perdent leur valeur de mesure.
L’enquête s’intéresse aux lieux où les facteurs de risque et de protection se manifestent typiquement pour les enfants et les jeunes.
Antécédents de comportement problématique, dynamique familiale, pratiques parentales : le cercle le plus proche autour d’un jeune.
Engagement envers l’école, échec scolaire, comportement antisocial précoce et persistant à l’école.
Appartenance à un groupe, valeurs personnelles, goût du risque : le monde intérieur des jeunes.
Disponibilité des substances, structures du quartier, attachement à la communauté : l’espace social au sens large.
L’enquête CTC auprès des jeunes est l’instrument qui transforme en données les intuitions d’une communauté sur ses jeunes. C’est un questionnaire standardisé et anonyme rempli par des élèves, généralement âgés de onze à dix-sept ans, qui mesure les facteurs de risque et de protection décrits sur la page consacrée à l’approche tels qu’ils se manifestent réellement dans un lieu donné. Les élèves qui répondent sont l’instrument de mesure de la communauté ; la prévention qui en découle s’adresse à chaque enfant et à chaque jeune de cette communauté, dès le plus jeune âge.
L’enquête a été développée en parallèle de CTC lui-même à l’université de Washington, et elle a été adaptée et traduite partout où l’approche est utilisée, et testée sur le plan psychométrique dans plusieurs pays, dont l’Allemagne, la Croatie, l’Estonie et, au stade pilote, la Grèce. Ses questions ne sont pas arbitraires : chaque item s’appuie sur des décennies de recherche internationale sur les circonstances qui façonnent le bien-être et le comportement à l’adolescence. Les adaptations nationales ajustent la formulation, suppriment les items non pertinents et vérifient à nouveau la fiabilité, mais la structure sous-jacente reste comparable, ce qui a rendu possible la comparaison entre pays menée par le CTC European Network.
On peut se représenter les facteurs de risque comme des obstacles sur le chemin d’un jeune : ils augmentent la probabilité de difficultés de santé ou sociales. Les facteurs de protection sont les garde-fous : ils renforcent les jeunes et les aident à faire face à ce qui se présente. L’enquête examine les deux, dans quatre milieux de vie.
Pairs et individu. Quelles sont les relations avec les pairs ? Quelles sont les attitudes des jeunes eux-mêmes ? Un item comme J’aime voir jusqu’où je peux aller saisit une tendance à tester les limites, qui constitue un facteur de risque dans certains contextes. Que penses-tu d’une personne de ton âge qui consomme de la drogue ? saisit le degré d’acceptation de la consommation d’alcool et de drogues au sein d’un groupe de pairs.
Famille. Quel soutien la famille apporte-t-elle, et comment les conflits sont-ils gérés ? Cette section interroge explicitement les forces autant que les problèmes. Mes parents me demandent mon avis quand une décision me concernant doit être prise mesure si un jeune se sent inclus et valorisé, un facteur de protection. T’entends-tu bien avec ta mère ou ton père ? vise la qualité de la relation. Les items portant sur le comportement problématique au sein de la famille, par exemple si quelqu’un a déjà consommé des drogues dures, sont nécessaires pour repérer le risque ; ils sont toujours posés dans l’anonymat et analysés uniquement de façon agrégée.
École. Dans quelle mesure les jeunes se sentent-ils à l’aise à l’école ? Y font-ils l’expérience de la pression ou de la réussite ? Cela me demande un effort d’aller à l’école signale un faible engagement envers l’école.
Communauté et quartier. Dans quelle mesure le secteur est-il perçu comme sûr et bienveillant ? Si tu le voulais, dans quelle mesure te serait-il facile ou difficile de te procurer de la drogue là où tu habites ? mesure la disponibilité perçue, l’un des facteurs de risque les plus nets au niveau communautaire.
Un item d’exemple par milieu de vie montre comment une question est formulée et ce qu’elle apprend à la communauté. La version allemande compte 28 échelles (15 facteurs de risque et 13 facteurs de protection), soit 138 items au total ; la longueur des adaptations nationales varie.
Quelles sont les relations avec les pairs ? Quelles attitudes les jeunes ont-ils eux-mêmes ?
J’aime voir jusqu’où je peux aller.
Aide à comprendre s’il existe une tendance à tester les limites, qui constitue un facteur de risque dans certains contextes.
Que penses-tu d’une personne de ton âge qui consomme de la drogue ?
Saisit le degré d’acceptation de la consommation d’alcool ou de drogues au sein d’un groupe de pairs.
Quel soutien la famille apporte-t-elle ? Comment les conflits sont-ils gérés ? Cette partie porte explicitement aussi sur les forces et les aspects positifs de la vie de famille.
Mes parents me demandent mon avis quand une décision me concernant doit être prise.
Saisit si les jeunes se sentent inclus et valorisés, un facteur de protection central.
T’entends-tu bien avec ta mère ou ton père ?
Vise la qualité des relations et est formulée positivement. Des questions sur le comportement problématique dans la famille sont aussi nécessaires pour repérer les risques ; toujours anonymes, toujours agrégées.
Dans quelle mesure les jeunes se sentent-ils à l’aise à l’école ? Y font-ils l’expérience de la pression, ou de la réussite ?
Cela me demande un effort d’aller à l’école.
Peut signaler des difficultés dans l’environnement scolaire : appartenance, motivation, pression à la performance.
Dans quelle mesure le quartier est-il perçu comme sûr et bienveillant ?
Si tu le voulais, dans quelle mesure te serait-il facile ou difficile de te procurer de la drogue là où tu habites ?
Une forte disponibilité perçue peut constituer un risque en soi.
Les résultats ne sont jamais communiqués au niveau individuel ni au niveau d’une classe. La communauté reçoit un profil : quels facteurs de risque sont élevés et quels facteurs de protection sont faibles, comparés dans la mesure du possible à une référence régionale ou nationale. Les établissements participants reçoivent généralement leur propre rapport agrégé. À partir de ce profil, la coalition CTC choisit les deux à cinq facteurs sur lesquels elle va travailler, et ce sont ces priorités, et non un sentiment général qu’il faudrait agir, qui déterminent les programmes qu’elle sélectionne ensuite. L’enquête est au cœur de la phase trois du processus, et elle est répétée au moins tous les deux ans une fois le plan d’action lancé.
Une échelle d’exemple par milieu de vie : voici comment une communauté ou un établissement voit ses valeurs à côté d’une valeur de référence dans le rapport CTC. Les lignes de référence sont les moyennes réelles du Land de Basse-Saxe en 2021/22 ; les barres du site fictif sont illustratives et ne correspondent aux données d’aucun lieu réel. L’item d’exemple à côté de chaque graphique montre seulement comment est formulée une question de cette échelle ; le rapport ne contient aucun item isolé, uniquement des valeurs d’échelle agrégées.
Dans quelle mesure le cercle proche des jeunes est-il prosocial ? Les amitiés où l’on partage, où l’on apaise les conflits ou où l’on s’engage sont un facteur de protection solide.
Parmi tes quatre meilleurs amis, combien ont essayé de régler une dispute entre d’autres personnes au cours des douze derniers mois ?
La barre représente l’échelle IP4 (agrégée à partir de 5 items) : la part des jeunes dont le cercle d’amis est nettement prosocial. Moyenne de Basse-Saxe 41 % (Soellner et al. 2023) ; le site fictif se situe au-dessus, à 48 %.
Quelle est la force du lien avec la famille ? Une valeur élevée est un facteur de protection puissant, le terrain sur lequel s’appuient beaucoup d’autres mesures.
T’entends-tu bien avec ta mère ou ton père ?
La barre représente l’échelle FP1 (agrégée à partir de 6 items) : la part des jeunes ayant un attachement familial étroit. Moyenne de Basse-Saxe 49 % (Soellner et al. 2023) ; le site fictif se situe légèrement au-dessus, à 55 %.
Quelle est la force du lien avec l’école, et comment évolue-t-il entre la 7e et la 10e année ? La tendance d’un niveau à l’autre montre où fixer les priorités.
J’aime vraiment aller à l’école.
Les barres représentent l’échelle SR2 (agrégée à partir de 7 items, réponses inversées) : la part des jeunes ayant un faible engagement envers l’école, par niveau scolaire. Moyenne de Basse-Saxe 44 % (Soellner et al. 2023, ligne pointillée).
Dans quelle mesure les jeunes trouvent-ils leur quartier sûr et bien entretenu ? Une dégradation visible et une criminalité perçue sont un facteur de risque classique de comportement problématique.
Là où j’habite, il y a beaucoup de criminalité, comme des agressions et des cambriolages.
La barre représente l’échelle CR2 (agrégée à partir de 5 items) : la part des jeunes qui perçoivent leur quartier comme socialement désorganisé. Moyenne de Basse-Saxe 48 % (Soellner et al. 2023) ; le site fictif se situe légèrement au-dessus, à 52 %.
L’enquête s’adresse aux jeunes en âge de fréquenter l’enseignement secondaire, car c’est à cet âge que les facteurs de risque et de protection peuvent être mesurés de façon fiable. À onze ou douze ans, un jeune peut rendre compte de sa famille, de son école, de ses amis et de son quartier, et les comportements que la prévention vise à éviter, de la première consommation d’alcool à la violence et au décrochage scolaire, commencent à se manifester. Les réponses ne sont pas un verdict sur ces élèves. Elles décrivent les conditions dans lesquelles grandissent tous les enfants de la communauté.
Ces conditions se mettent en place bien avant l’entrée dans le secondaire. Un faible attachement familial, des pratiques parentales incohérentes, un manque précoce d’engagement envers l’école et la disponibilité des substances dans le quartier prennent forme dans les premières années de la vie et à l’école primaire. Un profil communautaire où ils apparaissent élevés oriente donc le plan d’action vers l’ensemble des tranches d’âge, et non seulement vers les niveaux scolaires qui ont rempli le questionnaire : programmes familiaux pour les parents de nourrissons et de jeunes enfants, structures de la petite enfance et écoles primaires, années de transition, travail de jeunesse et quartier au sens large. L’objectif de CTC est que chaque enfant de la communauté, quel que soit son âge, soit atteint par la prévention qui découle des données, et que l’enquête suivante, deux ou trois ans plus tard, mesure si cela a fonctionné.
L’enquête est anonyme par conception. Aucun nom, aucune date de naissance et aucun identifiant susceptible de désigner un élève en particulier n’est recueilli, et les réponses sont stockées et analysées uniquement à l’échelle d’un niveau scolaire ou d’un secteur. La participation est volontaire à deux niveaux : les parents ou les responsables légaux sont informés et peuvent refuser leur consentement, et chaque élève peut refuser de répondre ou arrêter à tout moment. Chaque passation est convenue au préalable avec l’autorité éducative responsable, et le traitement des données est conçu pour respecter le RGPD ; les modalités varient selon les pays et sont documentées par l’organisation qui y mène l’enquête.
Le questionnaire lui-même est un instrument protégé. Il est mis à disposition des communautés qui mènent un processus CTC en lien avec l’organisation qui détient la version adaptée dans leur pays ; il n’est pas publié, car une enquête dont les items sont publics perd sa valeur comme instrument de mesure.
La version allemande a été validée à l’université de Hildesheim et est administrée en ligne par le Landespräventionsrat Niedersachsen (Conseil de prévention de la criminalité de Basse-Saxe), avec des rapports automatisés par communauté et par établissement, comparés à un échantillon représentatif à l’échelle du Land. Les Pays-Bas ont adapté l’enquête dès 1999 ; la Croatie a d’abord utilisé une version traduite en Istrie en 2004, puis a publié son questionnaire adapté en 2010 ; Chypre a administré une version en langue grecque dans le district de Nicosie en 2007. La Suède a construit sa version dans le cadre du projet CTC European Network, qui les a ensuite toutes comparées par-delà les frontières. L’Estonie, la Grèce et le Portugal ont adapté l’enquête en 2022 et l’ont expérimentée en 2022–2023 ; la version estonienne a été testée auprès de 265 élèves à Hiiumaa et à Märjamaa et est administrée dans les trois communautés pilotes estoniennes depuis l’automne 2025, et la version portugaise, construite à l’Iscte à Lisbonne, a été testée auprès de 1 218 élèves aux Açores. La Croatie construit une version numérique de son questionnaire dans le cadre du projet DIGIPREV (2025–2029, avec le comitat de Varaždin et CARNET), qui comprend une enquête longitudinale dans un comitat et une interface numérique pour les décideurs locaux. La première enquête irlandaise, à Newbridge, dans le comté de Kildare, a été préparée avec Trinity College Dublin et a présenté ses premiers résultats à la conférence de l’EUSPR à Dublin en septembre 2026. Le projet pilote a couvert quatre établissements du second degré et plus de 1 600 élèves de 12 à 18 ans, et a utilisé le questionnaire américain de 2014 avec de légères adaptations culturelles ; aucune validation irlandaise n’a encore été publiée.
Si votre communauté envisage une première enquête, le répertoire des pays indique à qui s’adresser, et les questions fréquentes traitent des taux de réponse, des délais et du devenir des données.
Non. La participation est volontaire à deux niveaux. Les parents ou les responsables légaux sont informés à l’avance et peuvent refuser leur consentement ; selon le pays, il s’agit soit d’un consentement explicite (opt-in), soit d’un droit de refus (opt-out). Et chaque élève peut refuser le jour même, sauter n’importe quelle question, ou arrêter à tout moment, sans avoir à se justifier et sans aucune conséquence. Les enseignants sont invités à le préciser clairement avant le début de l’enquête.
Oui. Aucun nom, aucune date de naissance, aucune adresse ni aucun autre identifiant n’est recueilli. Dans la version en ligne allemande, par exemple, chaque élève reçoit un code d’accès à usage unique, qui n’est relié à aucune liste nominative. Les réponses ne sont conservées qu’avec l’indication de l’établissement et du niveau scolaire, et les résultats ne sont communiqués que pour des groupes suffisamment grands pour qu’aucun individu ne puisse être reconnu, jamais pour une classe de quinze élèves. Ni l’établissement, ni les parents, ni la communauté ne voient un questionnaire individuel.
Non, car il n’y a rien à utiliser. Les résultats n’existent que sous forme de statistiques de groupe : la part des élèves d’un niveau scolaire qui déclarent telle ou telle expérience. Ils sont transmis à la coalition CTC de la communauté et, sous forme agrégée, aux établissements participants, afin d’orienter le soutien proposé. Ce soutien ne se concentre pas en retour sur les niveaux scolaires qui ont répondu : le profil décrit les conditions dans lesquelles grandissent tous les enfants de la communauté, et les mesures qui en découlent touchent tous les âges, des programmes pour les parents de jeunes enfants au travail de jeunesse. Aucune autorité ne reçoit de données individuelles, car elles n’existent pas. Là où la loi d’un pays l’exige, le protocole de l’enquête est approuvé par l’autorité éducative et fait l’objet d’un examen au regard de la protection des données avant sa passation.
Parce qu’ils comptent parmi les prédicteurs les plus puissants des problèmes que la communauté cherche à prévenir, et qu’une enquête qui les omettrait produirait un profil privé de ses informations les plus importantes. Les questions sont posées de manière neutre, aux côtés d’autant de questions sur les forces : si les élèves se sentent valorisés à la maison, s’ils ont des adultes à qui parler, et s’ils ont des occasions de contribuer à l’école. Elles sont posées de façon anonyme et analysées uniquement de façon agrégée, si bien qu’une seule réponse ne peut jamais être reliée à un enfant ou à une famille.
Les parents peuvent le consulter. Les établissements mettent le questionnaire complet à disposition pour consultation avant l’enquête, et beaucoup organisent une soirée d’information. Il n’est pas publié sur Internet, car un instrument de mesure dont les items circulent librement cesse de mesurer de façon fiable : les élèves qui ont discuté des questions au préalable y répondent différemment, et les résultats de différentes années et de différents lieux cessent d’être comparables. L’instrument américain d’origine est public, mais les adaptations nationales, comme la version allemande, sont soumises à licence, et les conditions de ces licences l’exigent.
L’instance opérationnelle d’un processus CTC : des professionnels qui dirigent les écoles, les centres de jeunesse, les services aux familles et les associations, avec les habitants et, dans l’idéal, les jeunes eux-mêmes. Le conseil communautaire lit le profil communautaire, fixe les priorités et choisit les programmes. Il se distingue du groupe des décideurs clés, qui fournit le mandat et les ressources. Appelé Gebietsteam en Allemagne et community board aux États-Unis.
La tradition de travail social qui consiste à permettre aux habitants et aux institutions locales d’identifier leurs propres besoins et d’y répondre eux-mêmes, plutôt que de recevoir des services conçus pour eux. Les auteurs de CTC inscrivent explicitement l’approche dans cette tradition : la communauté recueille ses propres données, fixe ses propres priorités et porte son propre plan. Connue sous le nom de Gemeinwesenarbeit dans les pays germanophones.
L’essai contrôlé randomisé qui a établi les données probantes en faveur de CTC. Débuté en 2003, il a apparié deux à deux 24 petites villes de sept États américains et a tiré au sort, dans chaque paire, la ville qui mettrait en œuvre CTC, suivant plus de 4 400 jeunes depuis l’âge de dix ans jusqu’à l’âge adulte. Les jeunes des villes CTC ont commencé à consommer des substances plus tard, ont montré moins de délinquance et de violence, et les différences ont persisté jusqu’à 21 ans.
L’unité géographique dans laquelle opère un processus CTC. Non pas une limite administrative, mais le secteur dont les habitants partagent les écoles, les services et la vie quotidienne, et dont les professionnels se connaissent entre eux. Bien le choisir importe : la zone d’enquête et la zone d’action doivent coïncider, sous peine que la coalition agisse sur un profil que le secteur ne reconnaît pas. Appelé Sozialraum en allemand.
Une approche qui considère l’adolescence comme une période de croissance à soutenir plutôt que comme un ensemble de problèmes à prévenir, et qui travaille sur la compétence, la confiance, le lien social, le caractère et la contribution. Elle partage ses racines théoriques avec CTC dans le Modèle du développement social, et c’est dans l’importance accordée par CTC aux facteurs de protection que les deux approches se rejoignent.
Conditions qui réduisent la probabilité de comportements problématiques et favorisent un développement sain : des attachements solides à la famille, à l’école et à la communauté, des repères clairs, des opportunités de contribuer, les compétences pour les saisir, et la reconnaissance pour l’avoir fait. Dans le Modèle du développement social, ce sont les éléments constitutifs de l’attachement. Dans CTC, renforcer la protection compte tout autant que réduire le risque.
Conditions présentes dans la famille, l’école, le groupe de pairs ou le quartier d’un jeune qui augmentent la probabilité de comportements problématiques tels que la consommation de substances, la violence, la délinquance ou le décrochage scolaire. Beaucoup agissent sur plusieurs de ces comportements à la fois. CTC les mesure localement grâce à l’enquête auprès des jeunes et demande à la communauté de prioriser ceux qui sont les plus élevés.
La question posée par Aaron Antonovsky de ce qui maintient les personnes en bonne santé, par opposition à ce qui les rend malades. Son idée centrale, le sentiment de cohérence, construit à partir de la compréhensibilité, de la maîtrisabilité et du sens, correspond étroitement aux facteurs de protection sur lesquels travaille CTC. Le terme est largement utilisé dans la promotion de la santé en Europe, et moins dans la littérature américaine sur la prévention.
Anonymat, consentement, taux de réponse
Ce que l’enquête mesure, et pourquoi
Qui mène l’enquête dans votre pays